Sylvain Duguay

Sylvain Duguay

Le 5 février 2014

IPV6, le nouveau protocole de I’Internet : personne n’y échappera

ipv6

On en parle depuis longtemps…  Je me souviens qu’en 2001, IPv6 s’en venait à grand pas !

Qu’est-ce qu’une adresse IP

Ouais… Maintenant, 13 ans plus tard, là c’est vrai et ça arrive et très vite ! Mais pourquoi donc ? Tout simplement parce que la méthode IP actuellement utilisée (IPv4) ne possède tout simplement plus assez d’adresses pour répondre à la demande grandissante. En effet, depuis l’explosion des appareils mobiles intelligents, les adresses IPv4 ont fondues comme neige au soleil. La technologie d’autrefois est aujourd’hui épuisée…

IPv6

(Source : blog.allstream.com)

Le principal problème de ce nouveau protocole est pourtant de taille : IPv6 n’est tout simplement pas compatible avec l’actuel IPv4.

Compliqué ?  Oui et non… Tout d’abord non, car pratiquement tous les dispositifs et systèmes d’exploitation reconnus (Windows, Mac, Linux, Android, Solaris, etc.) sont munis de la pile IPV6 en plus de la IPv4. Ensuite, oui c’est compliqué car il faut être prudent afin de ne pas impacter le réseau actuel fourni autrefois par la version 4 du protocole (IPv4).

Autant dans l’entreprise, à la maison que sur la route, les mécanismes de cohabitation des deux protocoles sont aujourd’hui disponibles et accessibles. L’Europe a déjà effectué une grande partie de cet important virage. Mais aux États-Unis et au Canada, seules les universités ont emboîté le pas. Les très grandes entreprises ainsi que les gouvernements du Québec et du Canada sont en train de se préparer à le faire également. Bien entendu, il faut que les fournisseurs d’accès Internet ISP soient préparés à fournir des adresses IPv6. Dévicom l’est déjà mais votre fournisseur est-il prêt à affronter ce changement ?

Mais n’ayez crainte : cette transition durera de 5 à 10 ans. À la toute fin de cette importante transition, les systèmes fonctionnant toujours sur IPv4 se retrouveront sur des îles désertes.

Mais aurons-nous assez d’adresses IPv6 pour ne pas être obligés de tout recommencer dans 10 ans ? Je ne le crois pas. En effet, l’adressage IPv6 utilise 128 bits (comparativement à 32 bits pour IPv4). Je suis donc convaincu qu’il y aura assez d’adresses pour communiquer avec les extraterrestres à l’intérieur de notre galaxie.

IPv6vsIPv4

(Source : blog.allstream.com)

En lien avec ce sujet, qui nous touchera encore davantage que le bug de l’an 2000, les prochains articles couvrirons des enjeux et des méthodologies permettant d’emboîter la transition, et ce, autant pour les entreprises que les particuliers… et bientôt les machines !

Sylvain Duguay

Sylvain Duguay Ingénieur en télécommunication directeur de l’ingénierie et RS&DE

Monsieur Sylvain Duguay est un architecte technologique senior de plus de 30 ans d’expérience professionnelle. Il est titulaire d’un Baccalauréat (B.Sc.A) en Génie électrique et est en cours de validation d’une Maîtrise en Ingénierie. Président-fondateur de DEVICOM, M. Duguay est reconnu dans le domaine des télécommunications tant pour son esprit visionnaire que pour son désir constant d’innover et d’outrepasser les limites des technologies actuelles. Ingénieur RS&DE et technique en télécommunication et réseau (sécurité), il est responsable de l’évolution des technologies dans les domaines de la sécurité, d’Internet, des infrastructures de télécommunication, des systèmes d’opérations réseau et des serveurs d’applications.

3 thoughts on “IPV6, le nouveau protocole de I’Internet : personne n’y échappera

  1. Daniel Bindley

    Est-ce que IEEE va aussi augmenter le nombre de bits de l’adresse MAC pour permettre identifier les modules électroniques dans un si vaste réseau? L’adresse MAC est, très souvent, matériellement codée dans la puce électronique du transmetteur réseau. Celle-ci, composé d’un nombre de 64bits, permet d’identifier le fabricant de la puce électronique et possède un identificateur unique. Il est ensuite facile de relier ce numéro au propriétaire de l’équipement. Particulièrement dans le cas de téléphone intelligent ou de tablette où il est difficile de modifier le matériel électronique.

    1. Sylvain DuguaySylvain Duguay

      Il ne sera pas nécessaire d’augmenter le nombre de bits de l’adresse MAC (je dirais même que ça ne serait pas possible ni souhaitable) pour implanter IPV6 et tirer profit des adresses IPV6 de 128 bits.

      L’adresse MAC a une visibilité sur un sous-réseau seulement, pas sur tout l’Internet. Les sous-réseaux comportent moins de 1000 adresses MAC et le nombre d’adresses MAC de 64 bits est amplement suffisant pour identifier de façon unique une adresse sur un sous-réseau. De plus, il est possible de dupliquer les adresses MAC sur plusieurs sous-réseaux, tant et autant que sur un même sous-réseau, il n’y ait qu’une seul instance d’une même adresse MAC.

      C’est l’espace d’adresse d’IPV4, n’étant que de 32 bits, qui est le réel problème.

      IPV6 contient des adresses IP de 128 bits car celles-ci doivent-être uniques sur tous les sous-réseaux compris dans l’Internet.

      Si l’internet n’était pas divisé en sous-réseaux, dans ce cas effectivement, sur un seul réseaux de niveau 2 (couche 2 selon le modèle OSI), il aurait fallu augmenter le nombre de bits de l’adresse MAC à 128 bits pour fonctionner en IPV6. Cependant, un tel réseau n’aurait jamais pu fonctionner. Heureusement, la segmentation en sous-réseaux de l’Internet a permis d’avoir un réseau mondial unique sous IPV4.

      Merci de contribuer à la discussion!

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